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Pléiade
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La petite casserole d’Anatole d’après l’album d’Isabelle Carrier (Ed. Bilboquet)

Cie Marizibill
Marionnette et objet

Festival Circuit Biscuit

Des petites marionnettes attachantes donnent vie à des tableaux avec très peu de mots et nous font découvrir le personnage d’Anatole tirant derrière lui sa petite casserole qui l’empêche d’avancer. Il est à la traîne, souvent à côté de la plaque, mais il est aussi en avance, là où les autres ont oublié d’être.

Anatole et sa casserole, c’est surtout une manière de voir le monde et de le regarder. Une autre façon, drôle, bizarre et poétique, de le traverser. C’est aussi chacun de nous, ce qui nous encombre et nous embarrasse et qu’il faut bien apprendre à apprivoiser. Son parcours est bien semblable au nôtre : réaliser qu’un défaut est souvent une qualité mal aimée.

Isabelle Carrier : album original / Cyrille Louge : adaptation et mise en scène / Francesca Testi  : interprétation, manipulation, conception des marionnettes et des objets et construction / Anthony Diaz : interprétation, manipulation et construction / Dominique Cattani et Céline Romand : interprétation et manipulation (en alternance) / Bastien Gérard : lumières / Aldona Nowowiejska : collaboration musicale / Paul-Édouard Blanchard : collaboration sonore / Sandrine Lamblin : construction du castelet / Julien Barrillet, Aurore Beck, Angélique Bourcet : Régie


Quelques images...


La presse en parle...

Télérama
Pourquoi les gens s’éloignent-ils d’Anatole quand il veut leur faire un câlin ? Pourquoi se moquent-ils de lui ? Parce qu’Anatole traîne derrière lui une petite casserole rouge. Jolie, elle signale cependant sa différence. Si elle l’embarrasse parfois sur son chemin ou le rend maladroit, il va apprendre à l’apprivoiser... Adaptée de l’album jeunesse d’Isabelle Carrier, cette version marionnettique de Cyrille Louge conserve la simplicité du graphisme (marionnettes sacs en tissu, conçues par Francesca Testi) et de l’histoire, l’esprit et la profondeur du livre. Très peu de mots, mais des tableaux en mouvement (deux interprètes manipulent à vue), entre réalité et rêve, qui permettent de suivre, dans un monde empli de musique, le parcours du petit personnage. Un spectacle d’une belle poésie pour « réaliser qu’un défaut est souvent une qualité mal aimée ».
Toutelaculture.com
La petite casserole d’Anatole est un pur petit moment de poésie et de tendresse, pétri d’humour. Avec ces marionnettes blanches qui ressemblent un petit peu à Snoopy, Francesca Testi et Anthony Diaz conjurent un univers simple, mais diablement efficace, où la part belle est donnée au mouvement et aux ambiances sonores – notamment grâce à la très belle partition musicale de Aldona Nowowiejska.
Le message véhiculé par la pièce n’est pas le plus original, mais il est le plus universel : rien ne sert de lutter contre ce que l’on est, il suffit d’apprendre à en tirer parti pour faire de ses défauts, des qualités. Le sujet est ici traité avec beaucoup de finesse, à tel point que l’émotion est palpable dans la salle à la fin du spectacle – on a surpris quelques larmes écrasées en sortant de la salle, et pas seulement par les enfants …
Beaucoup d’émotion donc, beaucoup de rires aussi, le tout traité avec une simplicité toute touchante. Une belle ode à l’acceptation de la différence, qui plaira aux grands comme aux petits.


www.compagniemarizibill.fr


35 min - Dès 3 ans - 6€ / 4€
Billetterie en ligne


Crédits photographiques : Cyrille Louge / Mentions obligatoires : Production : Cie Marizibill. Aide financière : ARCADI - dispositif d’accompagnement. Aide à la résidence : Région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes / Spectacle créé en résidence aux Studios de Virecourt.