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Pléiade
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Flaque

Cie Defracto
Jonglerie

Ces deux personnages aux corps élastiques, apparemment désinvoltes, nous offrent un époustouflant duo dansé-jonglé entre le cartoon et le butô, l’absurdité et la précision. Sous le regard d’un DJ qui ne se laisse pas décontenancer par des balles explosives, rattrapes torturées et ratés fantastiques, ils créent avec humour une partition corporelle jonglée et épurée. Ils tentent des expériences graphiques et rythmiques ponctuées de plongeons spectaculaires, de chûtes, de flaques...


Guillaume Martinet, Eric Longequel : écriture et jonglage / David Maillard : écriture, création musicale et régie plateau / Johan Swartvagher : mise en scène / Jay Gilligan : regard extérieur jonglage / David Carney : création lumière 


Quelques images...

Vidéo


La presse en parle...

Tout commence par une banane. Une banane qui se fait manger. Sont-ils en répétition ? Est-ce leur manière de s’échauffer ? Une façon de prendre des forces ? Ils sont trois. Eric Longequel et Guillaume Martin occupent la scène délimitée par du scotch, David Maillard prend soin du laptop posé sur le coin d’une table en bord de piste. Dans leur regard, on sent bien qu’ils sont taquins… Nous sommes prêts. Est-il question de danse, de jonglage, des deux ? Peu importe, ce qu’accomplissent les deux artistes sur des boucles électro-minimalistes évolutives est aussi hypnotisant que burlesque. Leurs corps mous, flasques, élastiques tombent, se relèvent, rattrapent les balles dans une forme de ballet graphique jonglé auquel nous sommes peu habitués. Délires cartoonesques. Sous le regard extérieur de Jay Gilligan et avec la complicité de Johan Swartvagher (du collectif Martine à la plage), Guillaume Martinet, autodidacte passé ensuite au Lido, et Eric Longequel, jongleur autodidacte et amateur de butô, transgressent les règles de la discipline et nous
transportent dans leurs délires cartoonesques. Ils ont pris les clefs de la liberté et laissent parler leurs corps qui tantôt s’emballent dans des mouvements fluides apparemment anarchiques, tantôt se répétent jusqu’à la transe. Ils refusent la contraction brutale pour se laisser aller à un langage corporel inédit où le butô rencontre la danse hip-hop et le jonglage. Le sol est leur allié. Ce jour-là, ils sont accueillis par du gravier, qui crisse sous leur pas et ricoche sous leur poids. Pour ceux qui n’ont pas tout suivi, un résumé du résumé du résumé du spectacle achève la performance. La boucle est bouclée, ou presque… d’autres langages sont toujours possibles.

Stradda / Emmanuelle Dreyfus


www.defracto.com


Dès 7 ans - 1h - 14 € / 11 € / 8 €


Mentions coproduction, soutien, partenariat et aide : Théâtre Bretigny Scène conventionnée du Val d’Orge / Théâtres Départementaux de la Réunion / Centre national de la Danse / Maison des Jonglages / Coopérative 2R2C / Theater op de Markt / l’Essaim de Julie / Le Centquatre Paris / La Grainerie / La Fabrik.
Crédits photographiques : Pierre Morel